Manifester dans les rues virtuelles

Après avoir lu ‘Indignez-vous’ écrit par Stéphane Hessel, ancien résistant et diplomate français ; je pense fortement à notre société actuelle et à notre engagement en ce qui concerne l’activisme politique et social.

Hessel, à l’âge de 93 ans, a publié un manifeste en 2010 où il en avait appelé à l’esprit de la Résistance pendant la 2ème guerre mondiale. Il l’a rejointe à l’âge de 20 ans, mon âge, et je me rends compte qu’il était beaucoup plus actif dans la sphère politique que la plupart des jeunes de nos jours.

Toutefois, grâce au fait qu’on ne vit pas pendant une guerre mondiale, peut-être n’existe-t-il pas le besoin de s’engager au même degré.

Généralement, quelles sont les façons employées par les gens pour s’engager dans l’activisme politique et social ?

C’est-à-dire : manifester dans les rues, participer dans les grèves, la parole.  L’activisme politique mérite-t-il la violence ? Parler d’un point de vue privilégié, je n’ai jamais rencontré un évènement qui aurait requis de la violence.  Cependant, je ne suis pas si ignorante que je ne sais pas, que dans certains cas, la violence est nécessaire pour lutter pour ses croyances.

Les suffragettes au Royaume-Uni dans les années 1910 ont montré leur activisme par des actions, pas par des mots.  J’estime qu’elles ont lutté justement pour leur cause et elles ont commencé le long chemin vers l’égalité des femmes.  Néanmoins, les raisons éthiques d’utiliser la violence sont toute une autre histoire, à laquelle je ne toucherai pas.

Hessel continue dans son pamphlet que la pire attitude qu’on pourrait adopter est l’indifférence.

Il est évident que Hessel a réussi dans son rôle d’‘auteur engagé’ parce qu’il me fait reflechir à l’égard de mes propres actions.  Quelquefois, je me trouve cachée dans une bulle d’étudiants, même si je pense être au courant des actualités. Son manifeste m’a encouragée à écrire cet article, et à réfléchir sur mon activisme social et politique.

Si on pense aux manifestations de mai 1968, les rues surpeuplées avec les jeunes, serait-ce la même chose aujourd’hui ?  Cette époque de manifestations a défini une génération.  Il est possible qu’on ait perdu l’esprit de convivialité parce qu’on vit dans un monde virtuel.

Nombre d’entre nous préfère protester en ligne pour s’engager dans l’activisme.  Cela comprend signer des pétitions, partager les postes de Facebook, alors des actions qui ne requirent pas trop d’effort.   Cette manière de protester s’appelle ‘clicktivisme’.  On le partage parce que nos amis le partagent.  D’une part il devient de plus en plus facile de montrer l’indignation envers l’injustice à travers les réseaux sociaux.  D’autre part, malheureusement la facilité de cliquer sur un bouton mène à ce dont Hessel parlait ; l’indifférence.  Se cachant derrière d’un écran, les jeunes de nos jours se rejoingnent pour manifester dans un monde virtuel.

Tout n’est pas sombre, toutefois.  Les manifestations existent encore ; par exemple surtout celles contre le réchauffement climatique, pour le véganisme, pour la « gay pride. »  On pourrait dire qu’on entre dans une époque perturbée d’un point de vue politique et je ne serai pas surprise de voir plus de manifestations. Quant à Brexit, la marche du peuple se déroulera à Londres le 23 mars.   Brexit a toujours été un thème auquel les jeunes s’intéressent, parce qu’il nous touche directement dans plusieurs cas.

De plus, ‘Reclaim the Night’ est une campagne annuelle organisée par le syndicat d’étudiants de l’Université de Manchester.  L’initiative s’est déroulée en février et la marche a été un succès ; les manifestants sont descendus dans la rue pour lutter contre le harcèlement sexuel, assurer la sécurité dans nos rues de Manchester, surtout pour les jeunes femmes.

Je me suis tenue de considérer plus fortement de notre situation.  Il est clair qu’on peut toujours faire plus pour sensibiliser le monde, une des raisons pour écrire cet article de blog.  Cet article aurait-il le même effet que protester dans la rue ?

Les nouvelles technologies et les réseaux sociaux ont également leurs avantages et leurs inconvénients.  Bien qu’on ne puisse pas retourner au monde utopique comme celui de Hessel pendant la Résistance, il faut que la plupart des étudiants soient plus conscients et moins indifférents envers ce qui se passe dans le monde.

 

Vic x

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